Un point commun.

 

Les « compétences interculturelles »




 

Le point de croisement des deux approches complémentaires de l’IRFAM est sans doute l’idée de la valorisation des diversités et des populations issues des migrations dans le cadre des politiques socioculturelles et des politiques de développement socio-économique. Cette valorisation s’appuie sur la notion de « compétences interculturelles » nées des trajectoires migratoires et des contacts de cultures. Aussi, selon l’IRFAM, la diversité socioculturelle d’une population au sens très large, diversité dont une partie seulement est due aux phénomènes migratoires, ne doit pas être lue comme un nœud de difficultés, mais une ressource sociale, une source d’opportunités, en particulier dans les champs du développement socio-économique et de l’insertion.

 

Les compétences interculturelles sont  une forme particulière de capacités psychosociales permettant aux personnes et aux groupes de faire face de manière efficiente à la multiplicité des référents culturels, de produire des résultats valorisants pour l’individu et ses groupes. Les compétences interculturelles se révèlent capitales, notamment dans le double effort d’intégration des personnes issues de migrations, qui doivent à tout le moins se positionner à la fois par rapport à la société d’accueil et par rapport aux milieux d’origine, eux-mêmes en constante transformation. Les travailleurs sociaux au sens large, les enseignants, d’autres intervenants, mais également les décideurs chargés des politiques d’accueil et d’intégration des migrants et des minorités culturelles sont concernés par ce type de compétences professionnelles pour mener, à destination de ces publics, des actions de développement social et pédagogique efficaces.

 
 

L’IRFAM identifie trois ensembles de capacités interculturelles génériques à développer :

 
  • Les capacités de négociation : médier, construire et partager des valeurs communes dans l’interaction sociale quotidienne, acculturer, découvrir des solutions gagnant-gagnant, …

  • L’hétéropraxie : capacité à juxtaposer  en même temps des choses liées à différents champs culturels, à maintenir une balance identitaire en équilibre …

  • La paradoxalité : capacité à pouvoir vivre et générer des paradoxes, la possibilité de résoudre des conflits par la construction de tissus sociaux et culturels synthétiques, inattendus et originaux.

 

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