Les compétences interculturelles

 

 

  « Compétences interculturelles » : concept opératoire pour l’intervenant
 

Dans son cadre global de fonctionnement, les recherches et actions de l’IRFAM se focalisent sur la notion de compétences interculturelles des personnes issues de l’immigration et des professionnels amenés à travailler avec eux. Par incidence, ces compétences touchent également l’ensemble de la population. On peut ainsi poser l’existence de compétences des gens et des professionnels de l’action socioculturelle, ainsi que l’existence de compétences des systèmes politiques d’accueil et d’éducation. Ces compétences peuvent se révéler utiles dans le double effort d’intégration à la fois à la société d’accueil et au milieu d’origine des personnes issues des migrations. Elles s’actualisent à travers le développement de stratégies identitaires particulières. Les travailleurs sociaux, les éducateurs, etc. mettent également en œuvre ce type de capacités professionnelles dans le cadre des actions de développement social et pédagogique les plus réussies avec ce public. Comment valoriser ces compétences dans un espace démocratique ? La réponse à cette question passe sans doute par l’exercice de l’expression culturelle, considéré ici comme le tremplin de la participation sociopolitique, c’est-à-dire de la citoyenneté. On propose des « lieux de frottement interculturel », des lieux de contact et de paroles pour les personnes vivant dans des contextes socialement hétérogènes et culturellement diversifiés. Expression devient lien avec l’environnement et donc participation. Les compétences interculturelles sont des compétences de citoyenneté qui tissent des liens, jettent des ponts entre diversité et unité.

Exemples de recherches :

  1. 2000-2002 : Compétences interculturelles des jeunes issus de l’immigration. Perspectives théoriques et pratiques – Recherche soutenue par le Fonds National de Recherche Scientifique.

    L'ouvrage du projet

  2. 2002-2003 : Compétences linguistiques et sociocognitives des enfants de migrants. Turcs et Marocains en Belgique – Recherche autofinancée.

    L'ouvrage du projet

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  3. 2006-2008 : Production d’une Méthode d’Evaluation Rapide des Actions Locales (MERAL) pour promouvoir l’évaluation de l’intégration des personnes et des groupes issus des migrations. Autofinancement en collaboration avec le CERES de l’Université de Liège.


    Outil d’aide à l’évaluation des actions locales d’intégration

  4. 2006-2009 : Réalisation et diffusion d’un recueil d’outils pour le mainstreaming de la diversité socioculturelle – Avec la collaboration de la Communauté française de Belgique et de la Région wallonne.

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